Je suis mon corps, je suis ma mémoire au 59 Rivoli

Exposition collective par Action Hybride et ses invité.e.s.

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FannyGosse1

 

Vernissage le jeudi 30 janvier 19h-23h 59 rue de Rivoli 75001 Paris

° Notre corps a une mémoire: il garde en lui les souvenirs enfouis de nos souffrances d’enfants, de fœtus, et même parfois de celles de nos parents et de nos ancêtres. Imprimés dans les muscles, les os et jusque dans la chair; ces douleurs résonnent dans notre corps et se réveillent au fil des événements de la vie.
La mémoire du corps, c’est partir sur la trace de ces souvenirs profonds que notre esprit a oubliés, mais dont notre organisme se souvient. Le corps est traversé par la mémoire qui laisse ses traces inscrites dans la chair. L’expérience de la corporalité – comme de la mémoire: je suis mon corps, au même titre que je suis ma mémoire. Je suis inséré dans le monde corporellement, et mon expérience du monde me parvient à travers mon corps. Mais non seulement mon corps absorbe de l’information sur le monde, il est, par rapport à mon œil, un objet – ma propriété autant que mon être.

Avoir conscience de son corps, c’est reconnaître, comme le dit Georges Bataille, que nous sommes des êtres discontinus; seulement nous ressentons tous le même vertige devant cet abîme qui nous sépare et que nulle communication ne pourra supprimer.
La mémoire du corps se laisse bien plus difficilement oublier que la mémoire mentale. Le corps reste fidèle à son passé, l’intégrant et l’exprimant dans ses gestes apparemment les plus spontanés. Il suffit de penser à quel point le corps refuse de désavouer ses propres circonstances primitives, intégrant obstinément dans ses accents, ses rythmes et ses postures les signes d’appartenance à un temps et un espace spécifiques.
C’est par cette mémoire incorporée, que le corps individuel intègre le corps social. Car dès son plus jeune âge, le corps se fait “ civiliser “ : on lui apprend à interagir, selon les normes d’une culture, d’une nation, d’une religion particulières. Ce qui est appris par le corps n’est pas quelque chose que l’on a, que l’on peut représenter devant soi, mais quelque chose que l’on est.

La mémoire du corps est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié.
La mémoire recommence par une cicatrice, par un corps souffrant, remémorant, malade, fragile; un corps qui est l’interstice qui relie et sépare de tout.

Nos ordinateurs comportent tous une touche “efface”, dont la simple présence vient souligner la fragilité de la mémoire. Mais y a-t-il un mode de mémoire qui résiste à l’effacement ? Une mémoire indélébile et pour ainsi dire incurable ?

L’art seul, peut-être, est à même de fournir une réponse palpable à ces questions. Car si le corps est partout représenté dans l’imagerie contemporaine, et s’il constitue, au même titre que le mémoire, un matériau de base pour de nombreux artistes
contemporains, le corps ne montre pas sa mémoire : il l’agit puisqu’il l’incarne. Et dans la mesure où elle n’emmagasine aucune image ou représentation, la mémoire du corps ne peut s’”effacer” que par la destruction du corps lui-même.
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ARTISTES EXPOSÉ.E.S:

Collectif ACTION HYBRIDE:
Fur Aphrodite
Maria Clark
Loredana Denicola
Louise A. Depaume
Dumont Louise
Francesca Sand
Vanda Spengler
Elisabette Zelaya

ArtiStes invité.e.s:
Larysa BAUGE
Jean Francois BOURON
Julien BOUISSOU
EX Duo FORMATION – Sophie SCHEIFELE – Olivier SCHLUND
Kate MACNEIL
Hortense GAUTHIER
Catherine GEOFFRAY
Fanny GOSSE
Florence GUILLEMOT
Manon KA
Emmanuel LACOSTE
Natacha NIKOULINE
Karine RAPINAT
Axelle REMEAUD
Hope MOKDED
Sandra STANIONYTE
Gwen SAMPE
Julia Rose SUTHERLAND
Dance Baejjahn company
Segolene VALVERANE
Tara VATANTOUR
Olivia MIYAKE
PROGRAMME :
La galerie ouvre tous les jours à 13h.

■ Jeudi 30 janvier
Vernissage
20h Memoria corporis II, performance d’Emmanuel Lacoste ,25 minutes.
21h Boundaries performance de Gwen Sampe’
22h Obedience, performance de Kate MacNeil 25 minutes.

■Samedi 1 février
21h performance « Pain and Release », de Julia Rose Sutherland, 15 minutes
21h40 Invasive Trauma
performance de Tara Vatantour 35 minutes

■ Dimanche 2 février 14h30-16h30
« IL est possible d’oublier », poses performées de Maria Clark (corps, bande son et technique mixte).
Emmenez votre matériel et venez dessiner d’après modèle vivant (poses courtes).

■ Mardi 4 février
Visite pédagogique 16h

■ Jeudi 6 février
20h30 D-bloq danse de Baejjahn dance company

■ Vendredi 7 février
20h30 « Rasur – Haarlos »
Une soumission éthique
performance Ex duo Formation, 2h
(Sophie Scheifele et Olivier Schlund )

■ Samedi 8 février
Finissage
20h30 Singing belt ritual performance de Larysa Bauge,
30 minutes.
21h30 Hortense Gauthier, 30 minutes
22h15 Keep Your Head Up performance de
Sandra STANIONYTE
35 minutes

■Dimanche 9 février
14h booty shake workshops

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Natacha NIKOULINE1

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